De l’immensité au néant.

Des stèles, à perte de vue, le cimetière juif de Tchernivtsi se découvre. La neige, comme le temps, semble avoir recouvert un morceau d’éternité. Cette même impression du temps qui passe ; se confirme. La synagogue Chapiro paraît irréelle, anachronique. C’est une tranche du passé, un passé presque révolu, elle se vide de ses fidèles à l’image des allées du cimetière, dont la neige reste immaculée. Témoin silencieux d’une vie passée, mais surtout des histoires non-écrites, toutes celles qui resteront blanches… Il est pourtant si difficile de s’imaginer qu’une tombe représente une vie. À les voir, multiples et si différentes, on peut facilement se rendre compte de la richesse et de la diversité de ce que fut la culture juive.
Aussitôt que ces fresques se révèlent, elles s’effacent ; comme abandonnées. L’époque où Tchernivtsi rayonnait pour sa culture juive si diverse semble s’effacer comme les pierres mortuaires rongées par le lierre. Aujourd’hui pour se rendre compte de cette culture passée, il faut marcher dans un dédale de tombes ou dans les quelques synagogues encore debout et souvent vides.

Maël, Maria, Nadège et Robin, étudiants de l’Institut National Universitaire Champollion.

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